Faudra que tu demandes à Nico de te donner un costume Prada
Au fait tu sais qu'on a fait un débat sur Sarko-Ségo en SES: en gros moi contre toute la classe devines qui as gagné?
Les news: (désolé je l'ai pas fait avant trop la flemme!)
Les députés examineront à nouveau, mardi après-midi, le projet de loi sur les OGM en vue d'uneadoption définitive par le Parlement. Le texte sera ensuite examiné au Sénat jeudi, dans la matinée, révèlent des sources concordantes vendredi 16 mai. Le texte a été rejeté mardi dernier à l'Assemblée, provoquant un véritable couac dans la majorité. Une motion de procédure déposée par l'opposition lors de l'examen du projet de loi a été votée à une voix près (136 voix contre 135), entraînant le rejet du texte. Le projet de loi est vivement critiqué par l'opposition et plusieurs élus UMP et Nouveau centre.
Le Premier ministre, François Fillon, a très vite annoncé la convocation de la Commission mixte paritaire (CMP, composée de sept sénateurs et sept députés, majoritairement de droite) pour soumettre à nouveau le texte "au vote des deux chambres".Mis au point en tenant compte des conclusions du "Grenelle de l'environnement", le projet de loi sur les OGM transcrit une directive européenne de 2001 permettant la coexistence des cultures. Le texte propose de mieux encadrer les cultures OGM et fixe des règles à long terme pour les différentes variétés susceptibles d'être autorisées à l'avenir. Il prévoit la création d'un Haut conseil des biotechnologies et comporte notamment le "délit de fauchage" qui prévoit une peine de deux ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.
Le projet de loi sur la réforme pénitentiaire, très attendu dans un contexte de surpopulation carcérale, sera examiné "cette année, bien sûr" à l'Assemblée, a déclaré aujourd'hui la Garde des Sceaux Rachida Dati, en marge d'un déplacement à la prison de Luynes. Celui-ci est actuellement inscrit au calendrier prévisionnel des textes à examiner par l'Assemblée nationale pendant la deuxième quinzaine de juin. Selon l'entourage de la ministre, tous les efforts sont faits pour tenir ce calendrier mais des retards ne sont pas exclus. "Ce sera la deuxième loi en 60 ans pour améliorer les conditions de travail du personnel pénitentiaire mais également la prise en charge et les conditions de détention des personnes condamnées ou prévenues". Il y aura, a-t-elle ajouté, "de réelles avancées pour la réinsertion des personnes détenues, avec un objectif de lutter contre la récidive". Concernant la surpopulation carcérale, Mme Dati a reconnu qu'il y avait "un problème" mais "il faut savoir que sur les 190 établissements que nous avons en France, ils ne sont pas tous en surpopulation".
Chose promise, chose due. Lors de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’était engagé à faire adopter un texte assurant une véritable protection des sources journalistiques. Le projet de loi devait initialement être soumis en avril aux députés. Mais en raison d’un agenda parlementaire chargé, il avait dû être reporté. Et hier était le grand jour. La ministre de la Justice Rachida Dati défendait enfin le projet de loi devant l’Assemblée nationale. Dans une ambiance tendue, la faute aux pressions exercées contre les journalistes ces dernières semaines par l’UMP. «Les attaques auxquelles s’est livré le président de la République et quelques-uns de ses porteurs d’eau contre la presse, ces derniers jours, ne sont pas là pour nous rassurer», peste Noël Mamère, député Verts.L’inscription dans la loi du secret des sources des journalistes est une vieille revendication de la profession. Règle élementaire de la déontologie du journalisme : divulguer ce qu’il sait sans avoir à revéler la source de ses informations. Sans cela, les informateurs qui se sentiraient insuffisamment protégés, risqueraient de ne plus donner de renseignements. Mais les événements récents montrent que les informateurs sont loin d’être à l’abri des pressions. Le projet de loi Dati prévoit d’inscrire la protection des sources journalistiques dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Un véritable symbole, souligne le rapporteur UMP Etienne Blanc, qui s’empresse de rappeler l’adage : «Qui cite ses sources les tarit.» En matière de liberté de la presse, la France fait figure d’hypocrite. Depuis 1789, elle affiche sa liberté d’expression avec la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Pourtant, à plusieurs reprises, la Cour européenne des droits de l’homme l’a sanctionnée en évoquant les cas de jurisprudence et en rappelant que la protection des sources est «l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse». En effet, jusqu’ici, le principe du secret des sources n’existait dans le droit français qu’à travers des dispositions partielles. Dans le code de procédure pénale, l’article 109 de la loi du 29 juillet 1881 stipule que «tout journaliste entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l’exercice de son activité est libre de ne pas en révéler l’origine». Mais les moyens de contourner cette loi ne manquaient pas : garde à vue, mise en examen pour violation du secret de l’instruction ou pour recel de document volé (lire ci-dessous). Mais hier à l’Assemblée, Rachida Dati a estimé que le secret des sources «ne peut pas être absolu», jugeant qu’il pouvait être «levé dans certaines conditions très encadrées». Et c’est là que le bât blesse. L’article 1 prévoyait «qu’il ne peut être porté atteinte [à la protection des sources, ndlr] que lorsqu’un intérêt impérieux l’impose». Mais les députés, jugeant l’intitulé trop flou, ont adopté des amendements faisant référence à «l’intérêt public» qui, selon eux, écarte mieux les risques d’une levée du secret des sources pour des motifs d’ordre privé. Ce terme est encore trop vague pour Aurélie Filippetti, porte-parole du PS à l’Assemblée nationale : «Qu’en aurait-il été de l’affaire Outreau si Florence Aubenas n’avait pas alerté l’opinion publique sur les erreurs de l’instruction ?» demande-t-elle. De même, elle juge indispensable de «supprimer complètement l’incrimination pour recel et le placement en garde à vue d’un journaliste dans le cadre de ses fonctions». Mais Etienne Blanc s’accroche : «Le projet de loi encadre l’intervention de l’autorité judiciaire et protège d’avantage les journalistes en cas de perquisitions.» Pas assez pour Aurélie Filippetti : «Le texte est encore en dessous de la norme européenne et manque de précision.»
Sept jour en politique
- L'HOMME DE LA SEMAINE: Jean-François Copé
Sermonné par le président mardi soir pour ne pas avoir su éviter le rejet du projet de loi sur les OGM, soutenu le lendemain par une ovation debout de ses troupes, le président du groupe UMP à l'Assemblée est devenu plus que jamais le symbole des tensions entre la majorité et l'exécutif.
Malgré cette erreur dont il est tenu pour responsable, Jean-François Copé n'a -officiellement- pas perdu la confiance du gouvernement. Charge à lui de mieux gérer les deux débats délicats qui s'annoncent, celui de la réforme constitutionnelle à partir de mardi, puis celui sur la loi de modernisation de l'économie.
- LA PETITE PHRASE DE LA SEMAINE: "C'est pas foutu"
L'ancien "candidat du pouvoir d'achat" Nicolas Sarkozy, très critiqué par les Français par l'absence de résultats sur ce front, a repris son argumentaire volontariste pour vendre la loi de modernisation de l'économie. Grâce à une concurrence renforcée dans la grande distribution, elle devrait contribuer à faire baisser les prix, a-t-il assuré.
- LE CHIFFRE DE LA SEMAINE: 0,6%
Les bonnes nouvelles se faisant rares, la révision à la hausse de la croissance pour 2007 et pour le premier trimestre 2008 (0,6% contre une prévision de 0,4%), a été largement saluée par l'exécutif. François Fillon en a même profité pour s'en prendre à ceux qui sont plus pessimistes que lui pour l'avenir, invités "à réfléchir à deux fois avant de faire demain de nouvelles prévisions". Message transmis au FMI et à l'Union européenne, très sceptiques quant aux objectifs affichés par Paris.
- LA PLUS PERSO DE LA SEMAINE:
Ségolène Royal a déjà prévenu: une synthèse avec ses concurrents lors du congrès socialiste de Reims en novembre est exclue. "Je pars dans le congrès pour être majoritaire", a lancé l'ancienne candidate, bravache.
- LE PLUS SAVANT DE LA SEMAINE
"Quand on est président de la République, on en sait des choses", s'est félicité Nicolas Sarkozy. La raison de sa fierté: être capable de citer les noms des trois équipes de football qui monteront en Ligue 1 la saison prochaine (Le Havre, Nantes et Grenoble). "S'agissant de ceux qui descendent, ça n'est pas encore joué et je vous demande de ne pas être trop cruel avec moi", a ajouté ce supporter déclaré du PSG, menacé de relégation.
- LA COLERE DE LA SEMAINE:
Une "vulgarité méprisable". C'est ainsi que Martin Hirsch a dénoncé la publicité provocatrice d'un loueur de voitures qui milite pour une prime à la casse afin de favoriser le remplacement des vieilles voitures polluantes, utilisées par les plus modestes. Le slogan? "Les pauvres sont dégueulasses, ils polluent". "C'est de l'humour pour types qui n'ont pas d'idées", a déploré l'ancien président d'Emmaüs.
- LE NOUVEAU DROIT DE LA SEMAINE
En cas de grève dans l'Education nationale, les parents devraient bientôt pouvoir se prévaloir d'un nouveau droit, celui de "l'accueil des enfants" dans leur école. S'appuyant sur la popularité du service minimum d'accueil, le président a en tout cas annoncé le dépôt "avant l'été" d'un projet de loi, au risque d'alourdir un peu plus un programme parlementaire déjà très chargé.
- LE NOUVEAU DEPART DE LA SEMAINE
Le Nouveau centre, qui revendique plus de 7.000 adhérents, réunit ce week-end son congrès fondateur à Nîmes. Le parti, qui revendique son alliance avec l'UMP, devrait sans surprise confirmer à sa tête le ministre de la Défense Hervé Morin.
- LE RENDEZ-VOUS DE LA SEMAINE PROCHAINE:
Après une journée de grève bien suivie dans la Fonction publique jeudi, le gouvernement devra faire face à une nouvelle journée de manifestations jeudi 22 mai, cette fois contre l'allongement à 41 ans de la durée de cotisation pour les retraites.