Je sais que personne va lire, mais bon 
La lumière était forte, il faisait chaud, le vent frollait mon visage, assis sur un banc au Coeur d’un pré si vert, coloré par les fleurs, harmonisé sous le rythme des papillons. C’était l’ataraxie, l’extase envahissait mes sens, chassant mes troubles, me laissant vide et frais comme l’azur qui chasse les nuages du ciel. Mais soudain, tout s’arrêta. Le vent s’atténue, le pré s’immobilise, les papillons se posent, le temps s’arrête, rien ne bouge.Quand tout à coup, le soleil explosa d‘énergie, étendant ses rayons à l’infini des astres, mes yeux succumbant à sa splendeur, je fus aveuglé.Mais à ma plus grande stupeur, ce n’est avec mes yeux, mais avec mon Coeur, que j’ai vu une lointaine silhouette s’approcher lentement, le rythme souple, la lumière qui émanait d’elle frollait les portes du paradis. Je voyais tout en rose, et sous sa lumière, mon Coeur s’est mis à battre au rythme des ailes d’un papillon,et ce vide en moi se comblait doucement de sa présence angélique,si forte que je pouvais la saisir. Il se dégageait d’elle une mélodie rêveuse, parallèlement à mon corps qui flottait, bercé comme un bébé par mon âme libérée. Ses ailes si blanches et son regard crystallin , je ne savais que faire en présence de la perfection d’un tel astre de miel, un feu de lune qui gardait mon Coeur enflammé . Tout perdait d’importance, mon esprit n’avait plus de place pour y installer d’autres pensées, elle y courait pendant des heures et des heures. Elle brillait comme un diamant, ses yeux comme deux perles des océans, un ange au plumage d’argent et au Coeur d’or. Je croyais finalement avoir trouvé le soleil manquant à mon ciel, la fontaine rose de l’amour pour mon Coeur, l’ingrédient indispensable pour composer la mélodie finale, celle qui determinerait le chemin du bonheur à deux, connaître la magie d’une vie éternelle, d’un été infini, d’un paradis si grand. Mais elle cessa d’être, son temps s’arrêta, et je me retrouvais en train d’avancer tout seul, m’éloignant d’elle de plus en plus, incapable d’arrêter le cours du temps. Mon impuissance me détruit peu à peu, mon âme se perd dans les ténèbres, et je me noie dans l’euphorie de mes larmes. Elle n’était qu’un rêve, un idéal imaginé, et mes poussières n’auront même pas marqué les ruines de l’histoire.