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coucou

coucou Le 20/03 à 19h03

bettybbooopp - 17 ans

chien
chien

jaimerè connaitre votre avis sur leutanasie moi personnellement je pense kon devrè laCcepté en france car d personnes ki souffre é ki son sur de mourir ne mérite pa une mort douloureuse ....

 
DetoX
17 ans
#1 - coucou
  Citer   -   20/03 à 19h53

Coucou en voilà un sujet intérréssant surtout quand n vient d'apprendre le décès de chantal sébire (enfin hier soir quoi)

« La dignité d’une personne va au-delà de l’esthétique. »

Christine Boutin, ministre du Logement

Le débat sur l'euthanasie relancé avec le cas de Chantal Sébire ne fait pas avancer la législation en France.
Pourtant, à part quelques lobbies, le plus souvent de la frange réactionnaire et conservatiste chrétien, la majorité des Français pensent qu'il est temps de légiférer sur ce point, encore très tabou.
Pourtant démocratisée en Suisse et en Belgique, l'euthanasie, la mort dans la dignité est illégale en France.

Nous sommes vraiment dans un pays primaire.


Il faut faire la diférence entre euthanasie et suicide assisté.
L'euthanasie est l'acte d'abréger les souffrances d'une personne en fin de vie, l'issue finale des soin palliatifs.

Le suicide assité est en effet plus délicat. Il s'agit de mettre fin aux jours d'une personne qui le désire, de manière légale et réfléchie.
Maintenant, il s'agit de connaitre les motivations de chacun. Le cas de Chantal est éloquent... j'dmire le courage de cette femme qui est d'une lucidité exemplaire... Qui aurait, comme elle, le courage de devenir un symbole?
Quant au refus de légiférer sur ce sujet; l'argument "oui mais les dérives" est stéril... des abus et des dérives il y en a partout.

Enfin tout de même... la France devrait instaurer une législation qui permette ce genre de cas. Mais le problème, c'est que si on demande à tel et tel, ça peut durer trop de temps et dans ce cas là, la personne serait déjà L'idéal serait qu'il y ait une base légale (sur quelles conditions on peut demander l'euthanasie) et que des médecins (comme en Belgique) analysent le cas et donnent leur feu vert au cas par cas. Ainsi, il ne faudrait pas demander l'intervention de juristes à chaque fois...juste pour conceptualiser la loi.
Et puis légiférer pour l'euthanasie , si le texte est mal fait, c'est la porte ouverte aux excès. Je me souviens en particulier d'une famille qui essayait de faire signer un chèque par une personne intubée, ventilée et attachée pour éviter qu'il arrache les tuyaux ! ou de cette femme qui a repris les affaires du mari mourant car son amant avait la même taille, ça tombait bien........vaut mieux éviter de rentrer dans le jeu de la famille qui compte sur l'héritage de la vieille tante malade !
c'est facile d'aider à mourir, en douceur, loin de la violence dirigée contre soi et qui souvent ne fonctionne pas. Mais il faut une protection juridique pour ceux qui aident.
le système belge me semble très bien, bien encadré, et il évite les écueils.
Le système suisse, la personne déclenche elle-même l'injection létale.
On ne pourra pas rester dans notre position encore longtemps, la commission leonetti a accouché d'un texte monstrueux, mettant un pied dans l'autorisation mais n'allant pas jusqu'au bout logique. Ce qui aboutit à une agonie longue et douloureuse pour tous.
Il faut signaler aussi que dans les services de soin palliatif on hydrate les mourants (environ 500 cc par jour) juste ce qu'il faut pour leur éviter les souffrances. Avec la loi leonetti où on supprime alimentation et boisson, on diminue l'efficacité des antidouleurs par ces mesures. C'est inhumain au possible.
Alors okay,Bon.. mettons en place une loi plus approprié

 
DetoX
17 ans
#2 - coucou
  Citer   -   20/03 à 19h56

Quand à chantal sébire, On ne sait pas encore si elle s'est donnée la mort ou si on l'a aidée.
Une conclusion tragique pour une affaire à vomir...

 
#3 - coucou
  Citer   -   20/03 à 20h08

Si une loi parfaitement cadrée juge cela, pourquoi pas, après tout, ce n'est que notre corps non ?

 
DetoX
17 ans
#4 - coucou
  Citer   -   20/03 à 20h28

Pour le moments des arguments ont été avancés pour légiférer une loi, (pas comme celle de léonetti, un véritable calvaire). voici ce qui à été avancé par André compte-sponville :

Premier argument :
celui pour lequel il faut une loi, c'est l'idéal républicain. On ne
peut pas accepter qu'une loi soit régulièrement et publiquement violée
sans sanction. A chaque fois qu'un médecin, des dizaines de médecins
aujourd'hui disent « j'ai pratiqué l'euthanasie, je pratique
l'euthanasie, je vais continuer », aucun n'est sanctionné. C'est un
mauvais coup contre la République, contre la démocratie, contre
l'éducation de nos enfants. Il faut, soit sanctionner ces médecins,
soit changer la loi. Je propose qu'on change la loi.

Deuxième argument :
l'euthanasie existe de fait et elle est très loin d'être
exceptionnelle. Je rappelle les chiffres donnés par le professeur
François Lemaire qui dirige le service de réanimation de l'hôpital
Henri Mondor : sur 50 % des décès dans les services de réanimation, 50
% relèvent de l'euthanasie passive, et 10 % du total relèvent de
l'euthanasie active, à savoir d'injections avec intentionnalité de
décès. C'est considérable, 10% ! Autrement dit, quand bien même
l'euthanasie resterait une exception pour la très grande majorité des
médecins, à l'échelle de la société ce n'est plus une exception. Dès
lors, on ne peut plus accepter de laisser cette question dans le
silence de la loi.

Troisième argument :
faire une loi sur l'euthanasie est la seule façon de la contrôler
réellement et de combattre d'éventuelles et déjà réelles dérives. On ne
dira jamais assez qu'il y a dans nos pays des services où l'on pratique
l'acharnement thérapeutique, c'est vrai, mais aussi d'autres services
où l'on pratique l'euthanasie à la sauvette et de manière abusive. On
m'a rapporté un nombre énorme de cas de patients conscients,
euthanasiés sans qu'on leur demande leur avis. Ce n'est pas de
l'euthanasie, c'est un assasinat ! La seule façon de contrôler
l'euthanasie, c'est qu'il y ait une loi : dès lors que l'euthanasie est
censée ne pas exister aucun contrôle n'est possible. Comment
voulez-vous contrôler le néant ? Reconnaissons que l'euthanasie existe,
légiférons justement pour combattre le risque de dérive et pour
instaurer un certain nombre de contrôles en amont et en aval. De ce
point de vue, les exemples des Pays-Bas et de la Belgique sont tout à
fait intéressants.

Quatrième argument :
le plus désagréable, le plus glauque, mais enfin il faut bien en parler
aussi. C'est le coût économique de l'acharnement thérapeutique. Un
médecin me disait que la moitié de ce que dans notre existence, nous
allons coûter à la Sécurité sociale, nous le lui coûterons dans les six
derniers mois de notre vie. Quand c'est pour six mois de bonheur, ou
simplement de bien-être relatif, ceci vaut largement le coût. Quand
c'est pour six mois d'agonie pour quelqu'un qui, au contraire, supplie
qu'on l'aide à mourir, je trouve que c'est payer un peu cher ces six
mois de malheur et d'esclavage.

Cinquième argument :
un argument de justice sociale. On ne peut accepter qu'il y ait dans
notre pays une mort à deux vitesses. Certains, parce qu'ils ont les
moyens de choisir leur clinique, parce qu'ils connaissent des médecins
à l'inverse d'autres, des millions de gens qui ne sont pas maîtres de
leur mort, me paraît un scandale social.

Dernier argument :
nous ne pouvons pas laisser aux médecins ni aux proches des malades le
poids d'une telle responsabilité, ou en tout cas, et pour mieux dire,
nous ne pouvons pas les laisser porter seuls cette responsabilité.
Personne ne peut bien sûr les en dispenser, mais il faut au moins que
le corps social, c'est à dire la démocratie donc la loi dans l'Etat de
droit, assume collectivement cette responsabilité afin que les
médecins, d'une part, et les proches, d'autre part, puissent ensuite
individuellement assumer la charge qui leur revient.


Pas mal hein ??

 
#5 - coucou
  Citer   -   20/03 à 20h56

La loi Leonetti est parfaitement hypocrite, le résultat final étant le même. Elle est faite de façon à tenir compte des croyances religieuses d'une partie de la population, dans pratiquement toutes les religions le suicide est interdit , et aussi pour les medecins qui refusent de remettre en cause le serment d'hippocrate . Juste une petite correction en ce qui concerne cette loi, le malade est plongé dans un coma artificiel et ne ressens donc rien du tout, on le laisse mourir tout simplement, sinon ce serait de la cruauté gratuite !

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